Caravelles et Rance : Mais
où ça se passe-t-il donc ?
Caravelles et Rance est une occasion de
découvrir l'estuaire de la Rance d'une manière
ludique ! Chaque année, les parcours de la manifestation
entrainent les Caravellistes du Challenge dans des endroits
pitoresques, à la découverte de criques, falaises,
grèves et plages qui font sans doute de notre magnifique terrain
de jeux le plus beau site maritime de Haute-Bretagne.
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Au fil de l'eau :
La Richardais & le Barrage de la Rance
Premier village de l’estuaire,
La Richardais est un des deux points d’attaches du Barrage de la
Rance, qui barre l’estuaire jusqu’à Saint-Malo
sur plus de 700 mètres. L’édifice fut construit
entre 1961 et 1966, et inauguré par Charles de Gaulle.
Cette usine marémotrice est une des plus importantes
au monde. Profitant de nos forts coefficients de marées,
elle produit de l’électricité pour l’équivalent
d’une ville telle que Rennes. Accessoirement, elle permet
le franchissement de la Rance pour les riverains de l’estuaire.
Jusqu’à 40 000 voitures par jour en pleine saison,
dit-t-on ! Devenu le principal axe routier de la région,
il doit néanmoins céder le passage au trafic maritime
au rythme d’une écluse par heure quand les marées
s’y prêtent. La manœuvre dure 20 minutes pendant
lesquelles le trafic est bloqué, soit un bouchon de [(40
000 voitures / ((24hx60mn))x20mn]/2 de chaque côté
dans le meilleur des cas pendant la saison.
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Côté écologie, cette
grande construction a profondément modifié l’état
de l’estuaire et est en partie responsable de l’envasement
de la Rance… Pas bien !! Mais les échanges d’eau
entre la mer et l’estuaire de la Rance nous procurent
de sympathiques petits courants. Peut-être en aurez-vous
une démonstration lors d’un de nos parcours !
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Escale à Pleurtuit !
Pleurtuit, commune la plus étendue des rives de la Rance
maritime, est plus connue dans le monde des Caravellistes pour
être la terre natale de l’Association Caravelles et Rance.
Hormis cette qualité indéniable, mêlée
du fait qu’elle fut renommée au 19e siècle pour
ses craquelins, la commune de Pleurtuit nous offre quelques-uns
des plus beaux sites à découvrir sur la Rance : Le Château
de Mont Marin, construit en 1760 par Magon-DuBosq, est entouré
de 6 hectares de verdure constituée d’un jardin
à la Française et d’un jardin Anglais. Vous pourrez remarquer
les toits réalisés en formes de carène de bateaux
renversés... Les voyez-vous ?? Autrefois, l’un
des plus grands chantiers navals de la région, le site
du Mont Marin fut transformé en moulin à marée
en 1811. Son activité durera un siècle. De celui-ci seules
subsistent les fondations de l’écluse ainsi que
la petite maison du meunier, qui borde le chemin menant à la
cale. La Pointe de Cancaval, située en aval du Mont Marin,
est une des plus belles balades de la région. Vous y
découvrirez toute la largeur de l’estuaire jusqu’au
barrage de la Rance. C’est à Pleurtuit que nous feront
escale le samedi soir, dans l’attente qu’un jour
nouveau se lève sur l’estuaire de la Rance pour de nouvelles
aventures en Caravelles.
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Entre le Minihic-sur-Rance et
Saint-Jouan
À bâbord, sur le parcours de Caravelles et Rance, découvrez
le Minihic-sur-Rance. À Tribord, Saint-Jouan des Guerets et
Quelmer. Châteaux, Malouinières,
Moulins, anciens chantiers navals et cimetières
de bateaux à voir au fil des sentiers côtiers, sont le pain
quotidien de l’amateur de promenades. À noter la cale
sèche en bois de la Landriais, au Minihic, site exceptionnel
en cours de restauration, où venaient se faire caréner terre-neuvas
et autre Pourquoi-Pas...
À noter aussi la pointe de la Passagère,
en face de Jouvente. L’un
des endroits les plus étroits de la Rance Maritime, où nos Caravelles restent régulièrement bloquées par 3 à 4 nœuds de courant, quand le Barrage brasse une
grosse marée. En ce lieu vivait il y a bien longtemps
un passeur qui faisait traverser en barque, et pour quelques
sous, les voyageurs. Sur la rive droite, sa maison existe toujours,
et sur la rive gauche, en haut de la cale de Jouvente, vous
pourrez voir le bâti de la cloche qui servait à l’appeler.
Enfin, jetez un coup d’œil sur les îles de la Rance,
que nous aurons l’occasion d’approcher lors du parcours
du dimanche.
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Saint-Suliac…
Entre terre et mer, dans un joli paysage remarquablement préservé,
le bourg offre un panorama grandiose sur l'estuaire de la Rance.
Sertie au centre d'un lacis de ruelles étroites, bordée
de maisons de pêcheurs ou de murets de granit ceinturant
des jardins, l'église de Saint-Suliac domine de son imposant
clocher un vieux cimetière avec lequel elle constitue
un enclos paroissial rare en Haute Bretagne.
Sur le territoire du village, des sentiers partent à
la rencontre de sites aussi variés qu'imprévus,
tels le moulin à marée de Beauchet, les anciennes
salines des Guettes créées en 1736, le menhir
de Chablé dit dent de Gargantua, ou les vestiges du camp
viking.
Le port de pêche et de plaisance est, chaque année,
le théâtre de régates qui rappellent le
riche passé maritime de Saint-Suliac.
Tous les hommes y furent marins. La Vierge de Grainfollet, patronne
des terre-neuvas, témoigne, au-dessus du village, du
lourd tribut que ces paysans du rivage durent payer à
la mer pour assurer leur survie.
Mais nous n’aurons pas trop le temps de voir tout cela
en Caravelle, alors prenez une journée pour visiter les
lieux. Cela en vaut la peine ! Enfin, les voileux se mettront
au garde à vous (petit doigt sur la couture, s’il
vous plaît ! ) en passant devant le Centre Nautique
de Saint-Suliac, pour saluer notre partenaire “organisation
mer” depuis trois ans. Chapeau bas, messieurs, coup de
sifflet, bosco !
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Le Camp Viking
Après avoir fait quelques ronds dans l'eau devant Saint-Suliac,
les Caravellistes se sentiront pousser des moustaches et des
barbes blondes lors d’une petite plongée dans le
temps. Dans
l’anse située au sud du mont Garot se trouve un
campement établi par les vikings lorsque ceux-ci sévirent
en Rance entre les années 900 et 950 environ. Le camp
comprend une courtine et des retranchements intérieurs.
Les murs sont faits de pierres colmatées avec de la vase,
afin d’en assurer l’étanchéité
; une petite vingtaine d’embarcations guerrières
pouvait y trouver abri.
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Le Pont Saint-Hubert
Le pont Saint-Hubert enjambe la Rance entre Port Saint-Hubert (rive gauche) et Port Saint-Jean (rive droite), qui sont respectivement d'anciens villages de pêcheurs aujourd'hui rapprochés des communes de Plouër-sur-Rance et la Ville-ès-Nonais.
Projet mis à l'étude au début du siècle, l'édifice fut achevé en 1928 et inauguré en 1929.
Bombardé et détruit en 1944, il fallut plus d'une décennie avant qu'il ne se dresse fièrement au-dessus de la Rance, en 1959. Pendant de longues années, il fut le lieu de passage du transport routier entre Saint-Malo et Dinard, à moins d'affronter les rigueurs de la manche sur le bac traversant l'estuaire entre Dinard et Saint-Servan, ou de prendre son mal en patience sur la vieille route de Dinan, avant de traverser la Rance au niveau de l'Écluse du Chatelier, à la Vicomté-sur-Rance.
Aujourd'hui doublé par le pont Chateaubriand, (RN 176), il perdit son rôle majeur de “passeur” avec la construction du Barrage de la Rance qui permit de relier Dinard à Saint-Malo en quelques minutes à partir de 1968.
Le Pont Saint-Hubert n'en reste pas mois un lieu de promenade magnifique, permettant de passer d'une rive de la Rance à l'autre avec majesté… et réservant de drôles de surprises pour les voileux, avec des vents pas toujours “lisibles” sous son tablier.
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Plouër sur Rance
De l'autre côté du Pont Saint-Hubert, vous découvrirez Plouër sur Rance, ancien village de pêcheur qui veille sur la plaine de Mordreuc.
C'est à cet endroit que Caravelles et Rance fait parfois escale pour organiser sur le pouce quelques triangles Olympiques, dans cette magnifique plaine au vent lisse et sans égal dans le Rance.
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